25.09.2026 à 09:00
Que révèlent la devise et les armoiries du pape Léon XIV ?
Texte intégral (1956 mots)

L’ESSENTIEL
La devise et les armoiries de Léon XIV rappellent son appartenance à l’ordre de Saint-Augustin.
Dans l’art, Augustin est souvent représenté comme un savant conscient des limites de son savoir.
En se référant à lui, le nouveau pape met en avant l’humilité et l’unité.
Peu après son élection en mai 2025, le pape Léon XIV a dévoilé sa devise et ses armoiries. Le choix de ces mots et de ces symboles s’inscrit dans une longue tradition chez les évêques, les cardinaux et les papes : il reflète le parcours de chacun.
Son blason est divisé en diagonale. Dans la partie supérieure figure un lys blanc sur fond bleu ; dans la partie inférieure, l’emblème de l’ordre de Saint-Augustin, auquel il appartient. Sa devise, « In Illo uno unam », peut se traduire par « Dans l’Unique, nous sommes un ». Elle reprend des mots de saint Augustin, tirés de son commentaire du psaume 127 : « Les chrétiens avec leur chef qui est monté aux cieux, ne forment qu’un seul Christ. Il n’est point seul, et nous plusieurs ; mais quoique plusieurs, nous sommes un en lui seul. »
En choisissant cette devise, Léon XIV fait également figurer sur ses armoiries le symbole associé à saint Augustin : un cœur transpercé d’une flèche.
Historienne de l’art, je m’intéresse à la façon dont les artistes de la Renaissance ont représenté l’humilité de saint Augustin, et ce que le choix de cette devise peut révéler du nouveau pape.
L’ordre de Saint-Augustin
Augustin a vécu à la fin du IVe siècle. Il a été évêque d’Hippone, en Afrique du Nord, pendant 34 ans. L’ordre de Saint-Augustin a été fondé en 1244, après que plusieurs communautés d’ermites établies en Toscane, en Italie, eurent demandé au pape Innocent IV de les réunir au sein d’un même ordre. Le pape leur donna pour règle de vie la Règle de saint Augustin, qui leur enjoignait de « ne rien appeler vôtre, mais de tout mettre en commun » et de « ne pas rechercher les choses vaines et terrestres ».
Érudit, théologien et administrateur, Augustin est un saint que les artistes ont souvent représenté. Il apparaît par exemple sur un vitrail commandé par un prêtre en 1622, tenant son emblème, un cœur transpercé d’une flèche, posé sur un livre ouvert sur ses genoux.
Cette image renvoie à une phrase des Confessions d’Augustin : « Vous aviez blessé mon cœur des flèches de votre amour ; et je portais dans mes entrailles vos paroles qui les traversaient. »
Sur ce vitrail, le saint s’adresse à un enfant. Une traduction de 1483 de la Légende dorée, recueil de vies de saints, raconte qu’Augustin, alors qu’il peinait à rédiger son traité De la Trinité, se promenait au bord de la mer lorsqu’il aperçut un enfant qui remplissait d’eau un petit trou creusé dans le sable.
Lorsque l’enfant lui expliqua qu’il voulait faire entrer la mer dans ce trou, Augustin lui reprocha l’absurdité de son entreprise. L’enfant lui répondit qu’il parviendrait plus vite à y verser toute l’eau de la mer qu’Augustin à comprendre, avec son intelligence humaine limitée, le mystère de la Trinité. Dans la foi chrétienne, la Trinité désigne un Dieu unique en trois personnes – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – partageant une même nature divine et éternelle.
Cette leçon d’humilité a été représentée à de nombreuses reprises au fil des siècles. Dans un retable de 1482, le peintre et sculpteur Michael Pacher figure ainsi Augustin avec un enfant tenant une cuillère à ses pieds.
L’œuvre savante d’Augustin
Augustin a laissé une œuvre considérable. Outre les Confessions, l’un des livres les plus lus au Moyen Âge et au début de l’époque moderne, et De la Trinité, elle comprend de nombreux autres textes, dont La Cité de Dieu, un ouvrage monumental de plus de 1 000 pages.
Dans sa fresque de 1480 représentant Augustin dans son cabinet de travail, Sandro Botticelli montre le saint interrompant son écriture, en quête d’une pensée plus claire.
Vêtu simplement d’une longue robe blanche et d’une cape, Augustin a posé sa mitre d’évêque : un autre signe d’humilité. Son cabinet est rempli de livres. À droite, derrière sa tête, un ouvrage est ouvert sur une étude de géométrie.
Sur la gauche, Botticelli a placé une représentation du cosmos conforme aux conceptions de l’époque : la Terre est au centre de l’univers, tandis que le Soleil, la Lune, les planètes et les étoiles tournent autour d’elle. Nous savons aujourd’hui que ce modèle est erroné. Aussi brillant soit-il, Augustin ne pouvait pas tout savoir.
Léon XIV a lui aussi été enseignant et pasteur. Il a enseigné le droit canonique et la théologie des premiers siècles du christianisme au séminaire San Carlos y San Marcelo, au Pérou. À l’image du fondateur de son ordre, il a fait preuve d’humilité lors de sa première messe en tant que pape. Il a décrit sa nomination comme « une croix et une bénédiction » et évoqué la responsabilité que les cardinaux et lui portent dans le monde.
Virginia Raguin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
25.09.2026 à 08:59
Ce que « Le Semeur », tableau lumineux de Van Gogh, révèle du message de Léon XIV
Texte intégral (1730 mots)

L’ESSENTIEL
Lors de sa première audience générale, Léon XIV avait évoqué « Le Semeur au soleil couchant » de Van Gogh pour parler d’espérance, un tableau peint dans le pays qu’il visite cette semaine.
Le tableau fait écho à la parabole du semeur : la graine semée peut porter ses fruits, même si le résultat n’est pas immédiatement visible.
Le semeur rappelle aussi la dignité du travail, un thème cher à Léon XIII, dont le nouveau pape a choisi le nom.
Lors de sa première audience générale à Rome en mai 2025, le pape Léon XIV avait évoqué le tableau de Vincent van Gogh Le Semeur au soleil couchant, qu’il a présenté comme un symbole d’espérance. Un soleil éclatant illumine un champ, tandis qu’un paysan avance vers la droite du tableau en semant des graines.
Léon XIV faisait alors référence à la parabole du semeur, récit de l’Évangile qui invite à accomplir de bonnes actions. « Chaque parole de l’Évangile est comme une graine semée dans le sol de notre vie », a-t-il déclaré. Ce sol, a-t-il précisé, n’est pas seulement « notre cœur », mais aussi « le monde, la communauté, l’Église ».
« Derrière le semeur, Van Gogh a peint des épis déjà mûrs », a fait remarquer Léon XIV. Il y voit une image d’espérance : d’une manière ou d’une autre, la graine a porté ses fruits. Van Gogh a peint Le Semeur au soleil couchant en 1888, alors qu’il vivait à Arles (Bouches-du-Rhône). À l’époque, il travaillait aux côtés de son ami Paul Gauguin et envisageait l’avenir avec enthousiasme. Le tableau reflète cet optimisme.
L’inspiration de Van Gogh
En novembre 1888, Van Gogh écrit à son frère Théo, auquel il se confie souvent, au sujet du Semeur au soleil couchant. Il en décrit les couleurs : « Immense disque jaune citron pour le soleil. Ciel jaune vert avec des nuages roses. Le terrain est violet, le semeur et l’arbre bleu de Prusse. »
Van Gogh s’est inspiré du tableau « Le Semeur », peint en 1860 par l’artiste français Jean-François Millet. Mais il en a transformé la composition : chez Millet, une silhouette sombre et solitaire domine la scène ; Van Gogh, lui, place le semeur au cœur d’un paysage métamorphosé par le soleil.
D’autres artistes ont représenté explicitement la parabole du semeur, comme le Norvégien Emanuel Vigeland. Dans une série de vitraux réalisés pour une église d’Oslo, celui-ci illustre les différentes étapes du récit et leur signification. Tandis que le semeur travaille, des graines tombent au bord du chemin et les oiseaux les mangent aussitôt : elles représentent ceux qui entendent la parole de Dieu sans l’écouter.
Certaines graines tombent sur un sol pierreux et ne peuvent s’y enraciner : elles symbolisent ceux qui manquent de persévérance. D’autres tombent parmi les ronces et sont étouffées. Vigeland associe à ce passage l’image saisissante d’un avare comptant des piles de pièces, dont la vie est étouffée par l’appât du gain.
À la fin de la parabole, les graines tombées dans la bonne terre produisent une récolte au centuple. Vigeland représente une moisson abondante, à côté d’un homme assis par terre, tenant un enfant sur ses genoux.
Ce que ce tableau révèle de Léon XIV
Le tableau de Van Gogh fait écho à plusieurs idées exprimées par le nouveau pape au début de son pontificat. Léon XIV a ainsi expliqué : « Au centre du tableau, il y a le soleil, et non le semeur. Cela nous rappelle que c’est Dieu qui fait avancer l’histoire, même lorsqu’il semble absent ou lointain. C’est le soleil qui réchauffe les mottes de terre et fait mûrir la semence. »
L’image du semeur absorbé par son travail physique évoque aussi la dignité du travail, un thème lié au choix du nom du pape. Léon XIV a expliqué avoir choisi ce nom « principalement parce que le pape Léon XIII, dans son encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle ». Léon XIII dénonçait notamment l’injustice économique qui laissait aux ouvriers de maigres revenus, alors que les propriétaires tiraient d’importants profits de l’industrialisation.
Comme dans l’œuvre de Vigeland, le pape voit dans le semeur de Van Gogh un message d’espérance. Ce message rejoint, à ses yeux, le thème de l’espérance choisi pour l’année jubilaire proclamée par son prédécesseur, François. Léon XIV a également exprimé l’espoir que l’écoute de Dieu conduise les hommes à se mettre au service des autres.
Virginia Raguin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
25.09.2026 à 08:59
De Rome aux messes dans les stades : comment la dévotion envers le pape a changé au fil des siècles
Texte intégral (3055 mots)

L’ESSENTIEL
Pendant des siècles, les fidèles se rendaient à Rome pour voir le pape.
La radio, la télévision puis les voyages ont rapproché les papes des foules.
Les réseaux sociaux prolongent aujourd’hui cette proximité jusque sur les téléphones des fidèles.
Le 7 juin 2026, des centaines de milliers de personnes étaient appelées à se rassembler sur la place de Cibeles, à Madrid, pour assister à la messe célébrée par Léon XIV à l’occasion de la Fête-Dieu. C’était la première visite de ce pape en Espagne.
Aujourd’hui, une telle scène n’a rien d’étonnant. Pourtant, pendant des siècles, ceux qui voulaient voir le souverain pontife devaient se rendre en pèlerinage sur la tombe de Pierre. Pour comprendre ce contraste, il faut remonter aux origines de la papauté.
« Sur cette pierre, je bâtirai mon Église »
Aux premiers siècles du christianisme, la vénération se concentrait sur la figure de saint Pierre. Rome prit de l’importance parce que, selon la tradition, c’est là qu’il avait été martyrisé et enterré. La basilique que Constantin fit construire sur sa tombe, au IVe siècle, devint l’un des grands lieux de pèlerinage de la chrétienté.
À cette époque, les papes ne quittaient Rome que dans des circonstances exceptionnelles. L’exemple le plus connu est celui de Léon Iᵉʳ le Grand : en 452, il alla à la rencontre d’Attila, dont les Huns avançaient dans le nord de l’Italie, et parvint à empêcher leur marche sur la ville. La légende y ajouta un épisode, que Raphaël immortalisa dans une fresque au Vatican : derrière le pape seraient apparus les apôtres Pierre et Paul, l’épée à la main.
Le nom choisi par Léon XIV rappelle ainsi l’une des plus anciennes images de la papauté : celle du pontife qui protège son peuple face au danger.
Les papes se déplaçaient pour gouverner : négocier avec les rois, réformer l’Église ou mobiliser la chrétienté, comme le fit Urbain II lorsqu’il prêcha la première croisade en 1095. Pour les fidèles, le mouvement se faisait en sens inverse : c’étaient eux qui se rendaient à Rome.
Le premier Jubilé, proclamé par Boniface VIII en 1300, attira à Rome des centaines de milliers de pèlerins auxquels était promise la rémission de leurs péchés. Mais, pour l’immense majorité des fidèles, le pape demeurait une figure lointaine. Au cours des siècles suivants, ce schéma ne changea guère.
Prisonnier du Vatican
La vénération du pape s’intensifia au XIXe siècle. Le 20 septembre 1870, les troupes du royaume d’Italie entrèrent dans Rome et mirent fin à plus de mille ans de souveraineté pontificale sur la ville. Pie IX se retira au Vatican, se déclara « prisonnier » et mourut huit ans plus tard sans en être ressorti.
Dans ces mêmes années, le concile Vatican I, réuni sous son pontificat, proclama le dogme de l’infaillibilité pontificale. Le pape avait perdu un État, mais son autorité spirituelle se trouvait renforcée. Une nouvelle forme de vénération de sa personne se développa : la presse catholique diffusa son portrait, et les images à son effigie se multiplièrent dans les foyers catholiques.
Son successeur, Léon XIII, exerça cette autorité dans un domaine nouveau. Avec l’encyclique Rerum novarum (1891), il posa les fondements de la doctrine sociale de l’Église. Cette autorité renforcée trouva bientôt un moyen inédit de se faire entendre : avant que le pape ne parcoure le monde, sa voix voyagea.
Le 12 février 1931, Pie XI inaugura Radio Vatican, construite par Guglielmo Marconi, en prononçant le premier message radiodiffusé d’un pape. Pour la première fois, ses paroles pouvaient être entendues simultanément aux quatre coins du monde.
Pie XII alla plus loin encore. Son message du 24 août 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale – « Rien ne se perd avec la paix ; tout peut être perdu avec la guerre » – donna à la parole pontificale une portée mondiale. En 1949, il fut aussi le premier pape à apparaître à la télévision. La voix et le visage du pape franchissaient désormais les frontières, mais lui-même restait à Rome. Il lui restait à aller à la rencontre des fidèles.
Au-delà de Rome
C’est Paul VI qui franchit ce pas. En janvier 1964, il se rendit en Terre sainte : c’était le premier voyage international d’un pape en avion. L’année suivante, il s’envola pour New York, où il prononça un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies et célébra une messe dans un stade. Il visita les cinq continents, ce qui lui valut le surnom de « pape pèlerin ».
Jean-Paul II fit des voyages un élément central de son pontificat et devint le premier pape à rassembler de telles foules. Il parcourut plus de 1 200 000 kilomètres (près de trente fois le tour du monde) au cours de 104 voyages internationaux dans 129 pays. Il se rendit cinq fois en Espagne. En 1985, il institua les Journées mondiales de la jeunesse, qui attirèrent des foules immenses : à Manille, en 1995, plusieurs millions de personnes assistèrent à une seule messe. Sur les places, on scandait un slogan qu’aucun pape n’avait encore entendu avec une telle ferveur et qui reste gravé dans la mémoire collective : « Jean-Paul II, tout le monde t’aime. »
Ses funérailles, en 2005, attirèrent à Rome plus de quatre millions de pèlerins et des délégations de plus de 80 pays. Cette ferveur populaire a fait naître une comparaison souvent reprise à propos des papes récents : celle de la rock star. Dans la London Review of Books, le critique Terry Eagleton décrivit Jean-Paul II comme une sorte de « rock star spirituelle ». L’image rend compte de l’ampleur médiatique du phénomène, mais laisse de côté un élément essentiel : la papauté s’appuie sur une tradition et une mémoire façonnées depuis près de deux millénaires.
Du tombeau de Pierre à l’écran du smartphone
Un autre changement survint ensuite, sans passer cette fois par les stades : l’arrivée du pape sur les réseaux sociaux. En décembre 2012, Benoît XVI créa sur Twitter le compte @Pontifex, devenant le premier pape à utiliser ce réseau social.
Il s’était auparavant rendu trois fois en Espagne : à Valence en 2006 ; à Saint-Jacques-de-Compostelle et Barcelone en 2010 ; puis à Madrid en 2011. Dans la capitale espagnole, il présida les Journées mondiales de la jeunesse, qui rassemblèrent plus d’un million de jeunes. Plusieurs événements eurent lieu sur la place de Cibeles, où Léon XIV devait à son tour se rendre.
Lorsque François ouvrit son compte Instagram en mars 2016, il atteignit le million d’abonnés en douze heures. Un an plus tôt, le magazine Vogue l’avait déjà décrit comme une rock star d’Internet. La comparaison employée à l’époque de Jean-Paul II passait ainsi des stades aux téléphones portables.
Avec les réseaux sociaux, le pape François entra dans le quotidien des fidèles : plus besoin de se rendre en pèlerinage à Rome ni d’attendre une apparition à la télévision. Il pouvait désormais surgir chaque jour sur l’écran d’un smartphone, dans une actualité, une vidéo ou un mème.
En 2020, ses messages totalisèrent 27 milliards de vues. En pleine pandémie, le 27 mars 2020, François donna depuis Rome la bénédiction Urbi et Orbi, sous la pluie et presque seul. La cérémonie fut retransmise à la télévision, sur Internet et à la radio. Sans fidèles physiquement présents sur la place Saint-Pierre, le pape accompagnait, par écrans interposés, des millions de personnes dans le monde.
Léon XIV hérite de cette dimension technologique de la papauté. Son élection, le 8 mai 2025, fut la première à l’ère de TikTok. Son arrivée sur Instagram suscita le même engouement que celle de François : il dépassa le million d’abonnés en moins d’une journée. Aujourd’hui, les différents comptes du pape réunissent à eux tous des dizaines de millions d’abonnés.
L’histoire de la dévotion envers les papes est aussi celle des moyens par lesquels ils se rendent présents auprès des fidèles. Lorsque Léon XIV célébrera la messe sur la place de Cibeles, plusieurs époques se rejoindront : celle des pèlerinages médiévaux, celle des grandes célébrations du XXe siècle et celle de la diffusion numérique au XXIe siècle. Les formes, les médias et les mots ont changé, mais cette dévotion répond toujours à un désir ancien : voir de près le successeur de Pierre.
Anna Peirats ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.